L'Homme - l'Univers - la Voie

L'Homme
2. Centres en diagrammes

L'étude des centres psychiques est difficile au moyen du langage ordinaire.

Des diagrammes sont utilisés, dont le contenu symbolique est plus expressif que le langage des mots.

"L'écriture ne peut pas décrire une image".

Gao Xingjian, Prix Nobel de Littérature, "Au plus près du Réel".

Un diagramme, un dessin, une peinture, un monument, une musique, une danse sont des

"langages" universels, accessibles à tous selon son propre niveau d'être.

Ils parlent à l'esprit de synthèse du coeur, et le développent.

 

Certains diagrammes de l'homme intérieur sont millénaires, éternels.

En même temps un symbole éternel n'est jamais figé.

L'emploi moderne de la couleur sur les écrans d'ordinateur, dans les livres ...

est un feu nouveau à utiliser aujourd'hui.

 

Merci aux lecteurs de faire part au correspondant français de Métamorphoses de toutes critiques à ce sujet : opportunité de l'utilisation des couleurs, de leur choix; éléments à supprimer, ajouter, modifier...

 

Trois foyers psychiques
Les trois courants psychiques observables en soi : la vie végétale des instincts, la vie animale des sentiments, la vie humaine de la pensée et de la parole, occupent tout notre corps.

Chacun de ces courants a un "centre de gravité", un "foyer", une région privilégiée. Il ne s'agit pas d'un organe, ni d'un point.

Chaque foyer est émetteur et récepteur.

L'emplacement du centre instinctif-moteur dans les lombes, du centre émotif dans le coeur, du centre intellectuel dans la tête est au départ plus ou moins conventionnel.

Liens entre les centres
Chaque centre n'est pas autonome. Les centres sont reliés entre eux, associés sous différentes formes.

Le centre moteur prend une part active dans tout mouvement physique mais également psychique (partie motrice de la pensée, partie motrice du sentiment). Ainsi Archimède, ayant inventé dans son intellect son "principe", s'écrit de joie "Eureka" (centre émotif) et se précipite hors de sa maison (centre moteur) pour le crier dans la rue.

Mais ces liens ne sont généralement pas basés sur une conscience réelle :

ils sont aléatoires, basés sur un ensemble de considérations instables.

Certains liens, basés sur une "morale", une "doctrine", peuvent durer toute une vie. Mais la vie moderne n'est plus un contexte propice à cette stabilité relative. Les liens entre le centre intellectuel et le centre émotif deviennent fragiles, porte ouverte à l'hypocrisie, l'amoralité.

 

Polarisation
Chaque centre est polarisé en deux parties dites "positives" et "négatives".

Ces deux parties agissent normalement en conjonction : la partie positive considère "l'endroit", la partie négative "l'envers",

l'ensemble du centre fait une synthèse.

La partie positive du centre instinctif-moteur correspond à l'ensemble des fonctions instinctives de l'organisme, la partie négative correspond à l'ensemble des fonctions motrices. La partie positive instinctive produit l'énergie, la partie négative motrice la gére. La santé est l'équilibre entre les deux pôles, un bilan équilibré ou positif. La maladie est un bilan négatif.

La partie positive du centre intellectuel construit, crée des idées. La partie négative les mesure, les jauge. L'ensemble du centre conclue et juge.

La partie positive du centre émotif distingue l'agréable, la partie négative le désagréable. Essayez de deviner le rôle de l'ensemble.

Cette polarisation des centres présente un danger en cas de déséquilibre entre les deux parties, un excès d'une partie sur l'autre, surtout la partie négative.

L'excès de la partie négative motrice peut conduire à l'épuisement physique.

L'excès de la partie négative intellectuelle entraîne les arrières-pensées, les soupçons, l'hypocrisie, la jalousie, la trahison.

L'excès de la partie négative du centre émotif, qui reçoit les impressions désagréables, entraîne les émotions négatives, de la mélancolie à la haine. Leur rôle destructeur, souvent inconnu, parfois glorifié, est un des principaux objets de l'observation, de l'étude et du travail sur soi.

Le déséquilibre au profit des parties positives n'est pas non plus sans danger,

et peut conduire à la folie.

Reliés entre eux,

les centres polarisés forment

l'arbre de la Connaissance du Bien et du Mal.

Division en 3
Chaque moitié de chaque centre

se subdivise en trois secteurs.

- un secteur pur

un secteur purement intellectuel, positif et négatif

un secteur purement émotif, positif et négatif

un secteur purement instinctif, positif

un secteur purement moteur, négatif

- deux secteurs composés,

qui sont les "délégués" des deux autres centres.

Cette subdivision en trois

aboutit à 18 secteurs,

qui constituent la structure de la personnalité.

Combinaisons des 18 secteurs
Chacun des 18 secteurs constitue une conscience fractionnaire de l'ensemble de la personnalité.

Leur caractère fractionnaire leur impose de se combiner, de composer.

Les combinaisons se font par 2, par 3, rarement par 1.

La totalité des combinaisons possibles par 1, 2, ou 3 aboutit à

987 cas possibles.

La personnalité est un ensemble

Malgré cette division en nombreux moi,

la personnalité est un organe, un ensemble,

désigné par notre nom et prénom,

exprimé par notre visage.

Mais chaque petit moi agit comme s'il était l'ensemble.

Le caractère
 

Les nombreux petits moi forment la limaille qui, soumise à un feu intérieur suffisant, sera l'élément de la fusion, de la soudure possibles.

C'est alors seulement que le vrai caractère, un, sera formé:

fermeté masculine, douceur féminine.

 

Des groupements peuvent exister, grâce aux liens,

larges et fragiles,

ou plus compacts, constituant une soudure partielle.

Cette soudure partielle peut prendre la forme d'une écorce.

(hommes de principes, pragmatiques, constants, mais superficiels: Germains, Anglo-saxons)

Cette soudure partielle peut prendre la forme de grumeaux.

(orientation du caractère plus rigide, logique formelle, esprit cartésien: hommes issus de la romanité)

Cette soudure partielle peut prendre la forme de deux grumeaux,

l'un de caractère émotif, l'autre de caractère intellectuel

(personnalité plus fragile, mais compréhensive, forte lorsqu'un choc relie les deux grumeaux : slaves, hommes du Proche et Moyen-Orient)